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le Creux de l’enfer - CENTRE D’ART CONTEMPORAIN

ILLUMINATION

Claude Closky

Exposition

du 15 octobre 2008 au 31 janvier 2009

4 diapositives disponibles:

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Claude Closky est représenté par les galeries ;

  • Mehdi Chouakri, Berlin,
  • Enrico Fornello, Prato,
  • Laurent Godin, Paris,
  • Han Ji Yun Contemporary Space, Beijing,
  • Mitterrand+Sanz, Zurich

++++ For all images/Pour l’utilisation des images We remind you that the credit line should be published as follows : "Courtesy of Claude Closky - Galerie Laurent Godin", and the photographer should also be credited where mentioned. Toute reproduction de ces visuels est soumise aux règles en vigueur en matière de droits d’auteur, nous invitons cordialement ceux qui en feraient usage de ne pas oublier la mention obligatoire : "Courtesy of Claude Closky - Galerie Laurent Godin", ainsi que le crédit du photographe si mentionné.

Né à Paris en 1963 Vit et travaille à Paris

Commissariat : Frédéric Bouglé, commissaire, Matt Hill, commissaire associé

IMG/flv/closky_illumination.flv

L’œuvre de Claude Closky, lauréat de la cinquième édition du prix Marcel Duchamp, est une des plus étranges qui soit, quelque peu farfelue telle celle de son aîné Jean Dupuy, très soignée et organisée comme celle de François Morellet, invoquant moins la culture savante de Raymond Hains pour lequel il se rapproche pourtant, car à la charnière même de la perte de sens et de sa renaissance.

L’artiste travaille beaucoup avec Internet – voir son site créatif http://www.sittes.net/menu/ -, mais il aime aussi utiliser l’édition, la communication et la publicité, la photographie, la peinture, la sculpture, le chiffre et les mathématiques. Ses procédés sont souvent déconcertants dans leur simplicité même. Il en est ainsi de cette construction faite de 16 caisses identiques en carton d’emballage, et qui se différencient les unes des autres sur la seule variante de déclinaisons sur la fermeture de leurs battants. Bref, en tout ce qu’il s’approprie, l’artiste conserve la forme, l’apparence, le figural, mais il en vide le contenu initial, que se soit son message ou le propos à communiquer. Parfois, il ajoute à l’image ou au procédé impliqué un indice supplémentaire qui viendra alors en perturber la lecture sémantique (exemple d’une photo urbaine banale avec dans le ciel la présence floue d’un ovni). Magnet aimanté de réfrigérateur, billet d’entrée ou grille de loto furent des sujets de son travail… Un état d’esprit à confronter avec la réalité architecturale du Creux de l’enfer.

F.B

— - Claude Closky, 2008 illumination

Frédéric Bouglé : La communication, la publicité, la photographie, la peinture, la sculpture, le chiffre, les mathématiques, les jeux, les tabloïds « people », les référents banals du quotidien et du réel sont repris dans ton œuvre de façon pour le moins singulière. Magnet de réfrigérateur, billet d’entrée ou grille de Loto furent même sujets de ton art. Les procédés que tu utilises sont déconcertants dans leur simplicité même, comme cette photo truquée avec un OVNI. Il en est encore ainsi de cette construction faite de seize caisses identiques en carton d’emballage, et qui se différencient les unes des autres sur la seule variante de la fermeture de leurs battants. Bref, tout ce que Closky détourne et s’approprie, que ce soit un slogan publicitaire à l’envers ou une image de publicité aplatie sous le poids de sa vérité légère, tout ce que tu reprends bascule aussitôt dans une énigme d’intermédiaires. Entre des origines ukrainiennes et américaines, dans cette grille de mental différencié, entre dérision, critique, analyse, humour, entre pop art, art dadaïste ou conceptuel, ton travail ne cesse de glisser sur un champ cartésien néo-moderne, sans jamais s’y fixer comme pour s’en méfier ou le redouter. Proche d’OuLiPo (Ouvroir de Littérature Potentielle), se revendiquant quasi indifférent à tout, sorte de Pierre Bellemare d’une TV-achat réfractaire aux valeurs qu’elle met en scène, il y aurait plutôt ici quelque chose de « No Yes Po » : voir le site internet interro_liens_callback. Un art qui a trouvé sa niche personnelle, pseudo insouciant et apolitique, et qui, derrière sa façade parfois burlesque, aiguillonne pourtant s’il le faut : l’importance démesurée de l’ego et de l’individualité dans nos sociétés contemporaines ; l’individu réduit à son image, sans profondeur ni âme, simple sujet de désirs dans un univers qui se suffit à ses désirs mêmes ; les codes et les tabous culturels qui conditionnent un être nouveau, atone, sans caractère ni aspérité ; la morale, le drapeau, les moyens, l’argent, la famille, les valeurs collectives et individuelles. On dirait que tu réponds à une simple question sans jamais la poser : dites-moi ce que vous désirez, ce que vous jouez, ce que vous consommez, à qui vous voulez ressembler, et je vous montrerai (tel quel) qui vous êtes ! Alors, cher Claude, te reconnais-tu dans cette description, et qu’aurais-tu à en retirer ou à y ajouter ? Et puis, le caractère spécifique du Creux de l’enfer a-t-il un intérêt particulier pour toi ? Enfin, et bien évidemment, si tu voulais bien nous évoquer ton projet à Thiers, du moins tel que tu le conçois à ce jour ?

Claude Closky : Je n’ai pas le désir de me raconter au-delà du travail que j’expose. La réponse à ta question sera l’exposition. J’ai profité de la singularité du lieu pour remettre en cause mes habitudes, confirmer certaines, me défaire d’autres. Ici, rien ne ressemble à l’espace d’art contemporain traditionnel, on regarde ailleurs. J’ai réalisé un nouveau projet, qui met à contribution tout le premier étage du Creux de l’enfer. C’est-à-dire une exposition où l’expérience du lieu et celle de l’œuvre installée se confondent. Le titre de cette pièce est « Illumination ». L’étage sera partiellement plongé dans le noir : les fenêtres seront occultées, mais un peu de lumière entrera par les autres ouvertures, portes, cages d’escalier, monte-charge, etc. L’indication de l’obscurcissement m’intéresse plus que l’obscurité. Vingt ampoules électriques nues seront réparties sur les murs, surplombant vingt collages format A4. Les ampoules s’éclaireront les unes après les autres, une dizaine de secondes chacune. Le visiteur sera invité à suivre la lumière, pour parcourir les salles et voir les collages un par un. Chaque collage est composé d’un terme unique terminé par le suffixe TION, découpé dans la presse quotidienne récente et replacé au centre d’une feuille blanche : VITATION, SLATION, RÉATION, BILISATION, etc. Avec les premières lettres tronquées, les mots sont inintelligibles. L’illumination ne s’explique pas, elle ne s’éclaire pas, elle est sa propre lumière. Je préfère revenir à des considérations strictement artistiques : neutraliser la part mystique de l’illumination en la provoquant artificiellement et mécaniquement, éprouver l’information en l’arrêtant un instant, affirmer l’exposition en composant sa durée.


Claude Closky vit à Paris. Il travaille avec différent média, video, photographie, peinture, dessin... Il a exposé au Bass Museum, Miami (2005), à la Bunkamura Gallery, Tokyo (1999), au Busan MoMA, Busan (2005), au CCA, Glasgow (1996), au Centre Pompidou, Paris (2006), aux fondations Miro, Barcelone (2004), Olivetti, Rome (2002), au GEM, La Haye (2005), à Location One, New York (2003), au Ludwig Museum, Köln (2005), au Madre, Naples (2007), au Migros Museum, Zürich (2002), à la Moderna Galerija, Ljubljana (2000), au Musée d’art moderne Grand-Duc Jean, Luxembourg (2006), au Museum of Contemporary Art, Herzliya (1997), à l’Oca, Sao Paulo (2001), à la Tate Liverpool (2003), à la Walter Phillips Gallery, Banff (2006), etc. Il a participé aux Biennales de Lyon (1995), Rotterdam (photo, 2003), Sharjah (2005), Sydney (1996), Taïwan (2000), Valence (2001), Venise (2001), etc. Il est représenté par les galeries Mehdi Chouakri, Berlin, Enrico Fornello, Prato, Laurent Godin, Paris, Han Ji Yun Contemporary Space, Beijing, Mitterrand+Sanz, Zurich.

Dernières monograhies publiées sur son travail : Eduardo Cicelyn, Katy Siegel & Paul Mattick, interview by Marie Muracciole, ’Climb at your own risk’, Electa, Roma 2007. Jean-Pierre Bordaz, Marie Muracciole, François Piron, Katy Siegel et Paul Mattick, ’Claude Closky’, Editions Centre Pompidou, Paris 2006. Carole Boulbès, Lynne Cooke, Alexandra Midal, Frédéric Paul, François Piron, David Platzker, Eric Troncy, ’Hello and welcome’, Co édition Domaine de Kerguéhennec - Le Parvis, janvier 2004.

inf - courtesy interro_liens_callback

ILLUMINATION

une nouvelle publication de Claude Closky réalisée pour son exposition au Creux de l’enfer. (96 pages, 21x15 cm)

Plus d’information sont disponibles sur ses sites internet interro_liens_callback et interro_liens_callback

   

 
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