,,,

le Creux de l’enfer - CENTRE D’ART CONTEMPORAIN

Claude Rutault

Exposition "vers le ciel de la peinture"

du 2 juin 2009 au 20 septembre 2009

4 diapositives disponibles:

Lancer le diaporama

  • Digg
  • Del.icio.us
  • Facebook
  • Google
  • Technorati
  • MySpace
  • Wikio
  • Blogmarks
  • Reddit
  • Plein Soleil - l’été des centres d’art
  • télécharger le communiquer de presse
    PDF - 784.4 ko

Claude Rutault

"vers le ciel de la peinture"

3 juin - 20 septembre 2009 vernissage le mardi 2 juin 2009

Commissariat : Frédéric Bouglé, commissaire, Matt Hill, commissaire associé

Claude Rutault IMG/flv/rutault.flv
Video Entretien avec Claude Rutault © l’artiste et les auteurs

en mars 1973, claude rutault peint la première toile de la même couleur que le mur sur lequel elle est accrochée. depuis 1971 il travaillait exclusivement sur une mise en parallèle du jeu de marelle et de la peinture. cette réflexion pratique s’est poursuivie jusqu’en 1974, moment où il se fixe sur l’idée de définition/méthode qu’il continue jusqu’en 2000, année où il clôt un corpus de 274 définitions/méthodes, qu’il exploite et développe aujourd’hui dans diverses directions, à la fois par sa pratique picturale qu’à travers une suite d’écrits à caractère littéraire. les d/m sont regroupées dans un livre paru aux éditions flammarion 4 (1) cette même année 2000.

la définition/méthode, texte/programme en vue de réaliser une peinture est donc écrite avant d’être peinte, questionne sérieusement le mode de production de l’oeuvre, entrainant l’abandon de l’objet fini (2), l’oeuvre devant être réactualisée selon les circonstances, tout en conservant le support le plus traditionnel de la peinture, une toile tendue sur un châssis. cette rupture s’est produite pendant la réalisation de la série des marelles ( environ 150 peintures et dessins ). l’exposition du creux de l’enfer de thiers se propose de montrer le passage de la marelle aux toiles de la même couleur que le mur et les allers et retours de l’un à l’autre. la marelle n’existe que dessinée, pour rejouer le lendemain il faut la redessiner.

texte de Claude Rutault, 2009


(1) éditions flammarion 4, 17-19 rue visconti 75006 paris. (2) voir "la fin de l’objet fini" entretiens frédéric bouglé- claude rutault, éditions joca séria, nantes. le volume 2 " le début de l’objet sans fin" paraîtra en mars chez le même éditeur.


En 1973, Claude Rutault inaugure chez lui une démarche artistique radicale. Il peint une petite toile sur châssis de la même couleur que le mur de sa cuisine sur lequel le tableau est accroché. De là s’engagera une démarche aussi étonnante que singulière, juridique et ludique, entre peinture et écriture, et qui délègue la réalisation de l’œuvre à son acquéreur, son preneur en charge. L’artiste qui a étudié le droit et la philosophie fixe la démarche à suivre sous la forme d’un contrat, qu’il classifie sous l’intitulé numéroté d’une « définition/méthode », (un corpus de 274 d/m terminé en 2000 – et publié par Flammarion 4 ). Ce document sera signé par l’artiste et l’acquéreur, à ce dernier de réaliser l’œuvre en tenant compte des clauses et obligations, et en profitant de la marge de liberté qui lui appartient, à commencer par choisir la couleur de la toile et du mur.

Deux ans avant qu’il n’invente les dm, en 1971, le peintre s’était engagé dans une série d’un long travail plastique qui, aujourd’hui prend sens d’anticipation. Il s’agit d’œuvres sur papier et toile réalisées sur le thème de la marelle, ce jeu d’enfant qui remonte à l’Egypte ancienne, des travaux qu’il prolongera jusqu’en 1974. Ce sont une centaine de ces pièces uniques qui seront présentées pour la première fois au public, accompagnées de plusieurs dm entrant en correspondance. Les qualités de l’espace du bâtiment seront exploitées, déclinant l’exposition sur plafond sol et mur, un clin d’œil aux ciels nuageux de Tiepolo.

Frédéric Bouglé, 2009

 
Chercher
 
le Creux de l’enfer - info@creuxdelenfer.net - vallée des usines, 63300, Thiers, Fr, t. 00 33 4 73 80 26 56 - Site MH MarkIV 1.9.2d [11132]