le Creux de l’enfer - CENTRE D’ART CONTEMPORAIN

Damien Cabanes

Une semaine d’enfer !

15 juin – 11 septembre 2016 vernissage le mardi 14 juin 2016

Pamparina les 8, 9 et 10 juillet 2016 Visites commentées à 15 h


Encore enfant – Damien Cabanes plonge en apnée dans la peinture. À Paris, ses parents font profiter leur fils d’expositions majeures. Celle de Mark Rothko au Musée d’art moderne de la Ville de Paris l’orientera fermement dans son choix d’être peintre. Adolescent, il entrera à l’École Nationale Supérieure des Beaux-arts de Paris et, à moins de trente ans, sera repéré par une galerie parisienne et des critiques d’art.

Dès ses débuts dans les années 1980, son art prit une position atypique – et qui toujours aujourd’hui reste à contre-sens de la dématérialisation moderniste – peignant non pas à partir de l’image numérique, mais à l’extérieur pour les paysages ou dans son atelier, et avec des modèles vivants pris sur le vif, étreignant de ses brosses et pinceaux la prégnante réalité. Dans sa perception figurative enflammée, le peintre ne cherche ni la performance ni à trôner, sa peinture vue de près est matiériste, limite abstraction. La seule scène qu’il reconnaisse est celle du paysage en face de lui, dans laquelle il s’engouffre physiquement.

L’exposition permettra de découvrir une douzaine de grandes gouaches sur papier, dont deux de grand format représentant le bâtiment du centre d’art. On trouvera également des paysages et des portraits saisis lors de son séjour d’une semaine à Thiers (et sur les environs) durant l’été caniculaire 2015 : des frises de portraits d’enfants peints au centre aéré de Paslières, la famille de Christophe Faure (l’accueillant les deux premiers jours) et leur chien Jadis (qui illustrera le dépliant d’invitation), des vues du Creux de l’enfer et des paysages d’Auvergne variés.

Les représentations du centre d’art furent réalisées sur le petit parking face au bâti, d’autres paysages témoignent du Lac de Saint-Rémy-sur-Durolle ou du belvédère du Calvaire surmontant la commune, là où le point de vue sur le village et les montagnes du Forez est des plus surprenant. Le directeur accompagna l’artiste dans son trajet et un entretien fut réalisé tout le long du séjour, qui viendra se joindre à l’invitation et au catalogue. Cette approche de la peinture en extérieur, réalisée strictement en prise directe avec le paysage (jamais l’artiste ne revient dessus en atelier) participe d’une tradition abandonnée – celle de la peinture de chevalet – et que l’artiste renouvelle dans une méthodologie qui lui appartient.

L’exposition comportera une douzaine de peintures (sur vingt-six réalisées durant son séjour), qui seront distribuées sur les deux étages du bâti et épinglées au mur. Au rez-de-chaussée – disposé sur la grande cimaise du fond – sera présenté le plus important format réalisé à ce jour par l’artiste, sur une vue du Creux de l’enfer. Composé de cinq lés de deux mètre cinquante de haut, juxtaposés ils forment un polyptyque de six mètres de long.

Genres des peintures abordés dans l’exposition : points de vue du centre d’art, de la ville de Thiers, de Saint-Rémy-sur-Durolle, portraits de modèles, de couples, de groupes (d’enfants), animaux et natures mortes (fleurs).

par Frédéric Bouglé, commissaire de l’exposition

L’artiste est représenté par la galerie Éric Dupont, Paris. Exposition réalisée avec le soutien de Marin Beaux-arts à Arcueil. Le Creux de l’enfer et l’artiste remercient pour leur participation dans ce projet les familles Faure et Dubot à Thiers et Paslières

 
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