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Les mannequins et les Swarm d’images

Images, mannequins affluent à votre rencontre à peine la passerelle passée : les portes s’ouvrent sur un espace surchargé de visuels et de corps immobiles, figés dans leur étrangeté. Le choc, la nudité, le sang, les plaies lancent l’assaut sur vos sens et votre conscience. Partout des images de corps qui se tordent qui se déforment, qui s’ouvrent et montrent l’horreur de la maladie, de la guerre, de la monstruosité. Telle une attaque aérienne, elles viennent percuter votre rétine et résonner dans votre chair. Au sol, des mannequins aux corps parfaits, destinés à présenter vêtements et bijoux dans une société de consommation, ne gardent que l’inquiétant sourire et le regard vide : les corps se boursouflent, forment des carapaces, des tumeurs, des concrétions, la douleur est invisible mais la violence palpable. Aucun appel à l’aide, pas de regard accusateur, une réalité crue de la violence, insupportable, présentée comme un virus contaminant tour à tour chaque être humain et chaque spectateur, victime ou voyeur de cette réalité.

Les Nails et les Screws
Une grande rangée d’étagères, recouverte de scotch marron, cher à l’artiste, exposent 200 têtes percées de clous et de vis. Face à ces ornements proches des parures tribales ou punks, les images collées en dessous illustrent la torture morale et physique que subissent les êtres confrontés à cette violence.
Les concrétions et les pierres
Les murs du Creux de l’Enfer semblent aussi atteints : des grosseurs apparaissent et enflent sur la pierre, comme des champignons parasites se nourissant de la tension ambiante avant d’exploser et de lapider les manequins qui sont autour.
Pistes pédagogiques :